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19.10.2020 Vieux document retrouvé

En déménageant les bureaux, nous retrouvons, ici et là, de vieux documents..

 

Transcription:

 

Le Collège PONSARD et son HISTOIRE

Une Enceinte chargée d’Histoire 

 

I . LE DÉCLIN et les VICISSITUDES de l’ANCIEN.

 

Dès 1540 apparaît dans « VIENNE URBS SENATORIA » ou « VIENNA CIVITAS SANCTA », la ville du poète MARTIAL, le mot nouveau « COLLEGE » emprunté aux « hostelleries parisiennes d’étudiants ».  Bientôt l’établissement placé sous la férule d’un « PRINCIPAL » qui « entretient « quatre « régents » en « robe longue et bonnet carré » est mis à mal par les guerres de religion, les exactions des Protestants, les affrontements de l’armée royale et de la Ligue, et toute une série de PESTES qui de 1564 à 1594 décimèrent la population de la ville.

 

  1. LE NOUVEAU COLLÈGE EN GESTATION

 

Au début du XVIIIe siècle, les CONSULS ayant habilement « dédié » au Dauphin (futur Louis XIII) le collège de leurs rêves obtiennent, grâce à l’intercession de sa mère, la plantureuse Marie de Médicis, flattée, du ROI HENRI IV , le 28 février 1604 les lettres patentes autorisant les  JÉSUITES à prendre les destinées du collège, ce qu’ils souhaitaient  ardemment.

 

III. LE NOUVEAU COLLÈGE CONFORME AUX EXIGENCES DES JÉSUITES.

 

Leur architecte, pour l’emplacement, jette son dévolu sur la partie haute de la ville et concocte un plan « selon leurs désirs », la ville étant bailleur de fonds !!! Les travaux commencèrent en 1605 après bien des difficultés d’expropriation !  L’époque, iconoclaste, transformera la tour d’Orange accolée à l’un des angles de l’ancien Forum, en carrière, et bâtira des murs (assises) de six pieds d’épaisseur !

 

1621 au début du règne de LOUIS XIII, le nouvel établissement est achevé.

L’église n’est pas encore commencée : ce n’est que postérieurement qu’on entreprendra une édification qui durera 53 ans pour s’achever en 1725 (sous Louis XV).

LE COLLÈGE NOUVEAU PROSPÉRA VITE aux mains des Jésuites, les CONSULS viennois exigeront une CHAIRE de PHILOSOPHIE . Les Jésuites acceptent de dispenser cet enseignement moyennant une augmentation substantielle de leur pension !

Sous Louis XV, le collège compte pendant cette « belle période » de cinq à six cents élèves. Le public était alors admis aux soutenances de thèses et aux harangues d’apparat en latin.

 

  1. -1763: LE PARLEMENT DE GRENOBLE INTERDIT AUX JÉSUITES L’ENSEIGNEMENT DANS LES COLLÈGES DE SON RESSORT.

 

– Un nouveau personnel de 10 personnes fut trouvé : 1 principal, 1 préfet et des « régents » dont 3 « maîtres es-arts ». Tous logés au collège, ils vivaient en partie des revenus du jardin attenant (de 1766 à 1789, un laïc seulement sur 6 à 8 professeurs).

1766 ouverture d’un INTERNAT (N.B. les Jésuites n’acceptaient que des externes).

 

  1. LE COLLÈGE DANS LA TOURMENTE REVOLUTIONNAIRE.

 

Coup dur avec la suppression des DÎMES et vente des biens attenants – les élèves

doivent verser une contribution ( en nature bientôt à cause de la dévaluation de l’assignat) !

 

 

UN EXCELLENT PROFESSEUR : L’ABBE PESSONNEAUX.

Qui en juillet 1792 compose avec ses élèves le « COUPLET des ENFANTS », le 7e de la marseillaise qu’adoptent les volontaires marseillais remontant la vallée pour se porter au secours de la patrie en danger !

 

19/10/2020 :

 

(dit couplet des enfants)
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

(couplet pour les enfants 2e)

Enfants, que l’Honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront

 

La politique empoisonna l’atmosphère de l’établissement devenu INSTITUT NATIONAL. En 1794, des élèves dénoncèrent des professeurs et le Principal fut emprisonné.

En 1801, il n’y avait plus que 3 professeurs dont Schneyder professeur de dessin alsacien et itinérant qui à 31 ans, en 1774, s’était par hasard arrêté à Vienne !

 

  1. LA PÉRIODE IMPÉRIALE

 

1806 : l’établissement reprend son nom de COLLÈGE.

Port de l’uniforme. Tout est réglé par DÉCRETS.

 

– 1814 : le collège devient LYCÉE.

 

Naissance de PONSARD qui donnera son nom un siècle plus tard (1914).

La situation de l’établissement est misérable. Le bâtiment superbe, dont l’entretien est    énorme, dépérit ! ! !

 

VII. RESTAURATION.

 

Les activités religieuses, la prière refont leur apparition. Importance de l’enseignement de LATIN. En 1830, l’effectif a remonté à 240 élèves.

 

VIII. MONARCHIE de JUILLET : 2e REPUBLIQUE

 

Les difficultés financières de la ville s’aggravent encore à cause du collège … et le traitement des professeurs, déjà, en fait les frais !!!

 

 

  1. LE SECOND EMPIRE (1852 – 1870 ).

 

Retour à un enseignement magistral et solennel dispensé par des professeurs en toge.

Agrandissement du collège.

 

  1. IIIe RÉPUBLIQUE .

 

– Nouvel agrandissement : L’AILE NORD (vers 1900).

– Création de « L’ÉCOLE PRATIQUE » (emplacement de la SES).

 

André RIVOIRE le doux poète suit l’enseignement de professeurs en jaquette et haut de forme ! … Les « rapides » (les trains…) de plus en plus nombreux à passer dans le tunnel achèvent d’ébranler les plâtres vétustes et le fronton aux armes martelées.

 

  1. 1972: DÉPART DU SECOND CYCLE POUR ST ROMAIN EN GAL

 

1974 et naissance d’un C.E.S.

 

 

 

 

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